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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:04

   PHOTO ARTICLEAntoni Tàpies i Puig

(12/12/1923-06/02/2012)

à Barcelone – Espagne

 

Considéré comme le père de la “Peinture d’action”, Antoni Tàpies est l’un des plus important représentant de l’avant-garde Espagnol de l’après guerre.

 

 

 

Ses œuvres son principalement à thématique sociale, elles abordent l’oppression, l’affliction et le formalisme de l’époque.

 

 

Peintre, sculpteur, théoricien de l’art espagnol, Antoni Tàpies issu d’une famille d’intellectuel, se consacre dans un premier temps à des études de droit sans abandonner la peinture.

Au début des années 40, Tàpies contacte une grave infection pulmonaire, contraint à deux année de convalescence, il va s’intéresser à la musique romantique, à l’histoire de la philosophie tout en continuant à peindre et à dessiner.  Au terme de cette période, profondément marqué par la guerre civile espagnole, Tàpies se tourne définitivement vers l’art.

 

En 1943 Tapiès va suivre des cours de dessin à l’Académie Valles.

A partir de 1946, il se consacre à la peinture et approfondira ses connaissances dans différents domaines tels que la littérature, la musique, la peinture, la philosophie, il explorera également l’art oriental et la calligraphie.

 

En 1948, cofondateur du mouvement “Dau al Set”, ainsi que de la revue éponyme, il va se rapprocher des mouvements surréaliste et dadaïste. Sa rencontre avec Joan Mirò en 1949 aura une grande influence.

 

TAPIES

 

Relief noir pour la Documenta
Technique mixte sur toile, 275 x 230 cm
Photo: Robert Bayer, Basel

 

 

Le tableau gris-noir réalisé sous la sinistre dictature de Franco ressemble à un mur sombre et brûlé (Tàpies parle de « Relief »), tout entier fait de couleur, de sable, de cendre et de silence. Il ne s’agit plus ici d’une couche de fond sur laquelle un peintre expérimenté a déposé ses traces colorées — au pinceau ou à la manière des drippings de Pollock. Tàpies a en effet choisi de gratter des traces dans la masse même du fond coloré. Dans leur simplicité archaïque, ces traces peuvent se lire comme des propositions purement abstraites. Mais on peut aussi y voir les lignes séparant un sol de deux murs et d’un plafond. Nous nous trouvons alors en présence d’un angle, dont la noirceur ne ménage aucune issue.

 


Les formes rectangulaires s’apparentent à des espaces fermés, des volets clos, des murs. Le travail de Tàpies est avant tout un ensemble de valeur qui s’assemble ; Il utilise essentiellement la gamme des bistres, le noir et le blanc et ponctuellement des touches de couleurs vives qui donnent une dynamique forte à ses compositions.

 

 

 

En parlant de ses toiles Tàpies précise :"Je voulais que le tableau soit comme un talisman, qu’en le touchant, vous sentiez des énergies qui vous guérissent, par exemple. L’idéal, c’est de prendre un petit tableau quand vous avez mal au crâne et, en le touchant avec la tête, cela vous donne des énergies pour vous guérir. Chaque matériau s’exprime à sa façon, il faut les laisser parler, ils ont une charge expressive." Il qualifiait ses œuvres de "champs de batailles où les blessures se multiplient à l’infini."

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 13:43

Dubuffet2

 

 

Jean Philippe Arthur Dubuffet

(le Havre 1901-Paris 1985)

 

 

 

"Je suis un peintre du dimanche pour qui tous les jours sont des dimanches" — Jean Dubuffet (1960) —

 

 

En 1918 Jean Dubuffet vient à Paris, avec son ami Georges Limbour, où il suit des cours à l’Académie Julien pendant six mois. Il quittera cette Académie et travaillera pendant six ans à son art en indépendant.

Il se lie d’amitié avec un groupe d’artistes de Montmartre, rencontrera Raoul Duffy, André Masson, Juans Gris, se liera d’amitié avec Fernand Leger.

 

En 1924, Dubuffet doute de son art, cesse de peindre et s’embarque pour l’Amérique du Sud où il effectuera différents métiers.

 

Jean Dubuffet est le fils d’un négociant en vin, à partir de 1925 il s’occupera de l’entreprise familiale pendant huit ans.

 

En 1933, Jean Dubuffet explore à nouveau la peinture, ce n’est qu’à partir de 1942 qu’il va se consacrer totalement à son activité picturale.

 

En 1945, il parle pour la première fois « d’Art Brut », concept étoffé par la spontanéité des graffitis réalisés par les malades mentaux, les prisonniers ou par les dessins d’enfants. Fasciné par cette production picturale libérée des codes de l’académisme et des avant-gardes que lui-même rejette, Dubuffet développera un art se réclamant d’un art primitif, populaire et enfantin.

Il rencontre son galeriste new-yorkais Pierre Matisse.

 

En 1947, Michel Tapié devient son marchand et une première exposition d'Art Brut est organisée, sous l’appellation « Foyer de l’art brut ».

 

En 1960 dans son atelier à Saint Paul de Vence, Dubuffet travaille à des assemblages de terres, graviers, ailes de papillons, c’est un véritable langage au qu’invente Jean Dubuffet, des Texturologies de « champs de poussière, goudronnages ruinés, tapis de pierres » sans oublier « les petits jardins nacrés » composés d’ailes de papillons. Ce travail qui va éveiller chez lui un intérêt nouveau pour la gravure.

 

Jean Dubuffet

 

TEXTUROLOGIE LIX (parchemin sur sol) 1958

huile sur toile 115x146 cm

 

 

Les sols nus ou mouillés de routes vont lui insuffler un nouvel intérêt pour l’eau qi’il reprendra dans les lithographies de la séries des « phénomènes ».

 

En 1962, Dubuffet aménage une maison et un atelier auTouquet et commence son cycle le plus célèbre, qu’il développera durant douze ans, "l'Hourloupe".

Le Museum of Art deNew York lui consacre une grande rétrospective.


En 1967, il cesse totalement de pratiquer la peinture et se consacre à des expériences en volumes.

Il fera une série de donation au MoMA de New York, à l’Art Institute de Chicago...


En 1971, Dubuffet crée une fondation à Périgny-sur-Yerres. IL signe un accord de donation avec la ville de Lausanne, qui recevra 4 000 œuvres en échange Jean Dubuffet se verra offrir un lieu d’exposition.


En 1973, une rétrospective lui est consacrée au Guggenheim de New york.


En 1974, Dubuffet met un terme à « l’Hourloupe » et reprend le dessin et la peinture.

La fondation Dubuffet est reconnue établissement d’utilité publique. Dubuffet lui lègue ses archives et un échantillon important de sa production.


En 1984, la série des « Mires » est présentée au pavillon français de la Biennale de Venise.


Le 12 mai 1985 Jean Dubuffet meurt à Paris. Une rétrospective est organisée à la fondation Maegt. La série des « Non-Lieux » est présentée au centre Georges Pompidou.


« L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle.  » — Jean Dubuffet (1960) —

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 11:01

AFFICHE EXPO MBM

 

S’il est un événement à ne pas manquer c’est bien l’exposition de MBM – Marc Brunier Mestas – à la maison de la lithographie de Saint-Pourcin sur Sioule, et ce jusqu’à fin juillet.

 

 

 

 

Si vous survolez cette exposition, vous pourrez dire « c’est noir, c’est angoissant », mais à y regarder de plus près, le travail de MBM est traité avec un humour décalé, on sent à travers ses œuvres que l’artiste s’amuse même des choses les plus graves.

 

Marc Brunier Mestas nous laisse à voir son monde onirique, pénétrer son imaginaire, et, pourquoi pas, se l’approprier et inventer une suite…

 

Dans cette exposition, on peut voir “la mort” qui s’interroge sur son devenir. Triste ? Pas du tout. Toutes ses œuvres traitent de ce qui le touche, de ce qui l’interroge avec humour.

 

squelette

 

Ses œuvres sont chargées de symboles, tout l’interpelle.

 

Dans la gravure “Tête de veau farcie” n’y voyez aucune allusion, ou pourquoi pas !

 

“Le bal des faux culs”, “par le bout du nez”, “la femme mariée à un phoque”, “combat de chefs”, “les quatre prétentieux”, n’avons-nous pas tous vécus ces moments ?

 

les-4-pretentieux

les quatres prétentieux


A côté de cela, des gravures émouvantes comme “à l’ombre des pins”, “la biche aux abois” ou “à l’heure de l’herbe tendre”.

 

Dans le travail de MBM ont sent une grande maîtrise du geste, il fait corps avec le lino.

 

MBM PETITES GRAVURES

 

Les gravures petit format sont comme des instantanés de ressenti, un regard qui se porte sur une chose précise où l’imaginaire abrupt, jeté sans réfléchir, comme il se présente, avec parfois « l’accident » qui fait tout l’intérêt du travail.

 

Le travail de Marc Brunier Mestas est d’une exceptionnelle qualité et ne laisse personne insensible.

 

Avec cette exposition, MBM nous laisse à voir, à imaginer, à ressentir et à continuer l’aventure avec notre propre perception des choses…

 

Marc a atteint son but… «touché mais pas coulé».

 

TOUCHE MAIS PAS COULE

 

UNE EXPOSITION A VOIR ABSOLUMENT…


ensuite...

 

Maison de Pays de Menat, route des gorges de la Sioule, du 3 août au 12 octobre 2011 (tél. 04 73 85 51 15),
La Passerelle, Pont-de-Menat, du 1er septembre au 12 octobre 2011

 

MAR BRUNIER MESTA

 

 

MARC BRUNIER MESTAS né en 1968 à Clermont-Ferrand

 

 

 

MBM obtient en 1990 un DNAP (option art) et un DNSEP (option art) avec Félicitations du Jury, à l'Ecole des Beaux Arts de Clermont-Ferrand.

 

 

 

MBM expose depuis 1991, tant dans la région qu'à l'étranger.

1995 - Print Triennal '94 Consumenta' in Nuremberg

1995 - "Jeensuun Taidemuseo" Finlande...

1997 - 2ème Triennale d'Art graphique au Caire

Bien d'autres expositions sont à noter, comme en  2007, "Global Matrix" purdue à WEST LAFAYETTE -Indiana (USA)

et en 2011 "Ca c'est fait" à WUHAN (chine)

 

                                 Graziella Dupuy - juillet 2011

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:43

PAN PICASSO modifié-1

 

 

Le Musée des Beaux-arts de Nîmes accueille

du 2 juin au 2 octobre 2011

l’exposition “Une Collection particulière”

confiée par la Fondation des Treilles.


Pablo Picasso - Pan, 1948, lavis sur zinc

 

 

 

Une collection n’est jamais due au hasard mais d’abord à une passion, ensuite à une volonté, une recherche, que le collectionneur s’impose au gré de rencontres avec des œuvres et des artistes.

 

Concernant la Fondation des Treilles, Anne Gruner Schlumberger (1905-1993) découvre en 1960 dans le Haut Var le domaine des Treilles.

La petite fille de Paul Schlumberger va créer un lieu de rencontres, de créations pour des artistes et des scientifiques.

Il faudra vingt ans d’importants travaux pour agrandir, remodeler le domaine du bâti ainsi que l’environnement paysager. A partir de 1981, des séminaires sont organisés. La fondation des Treilles est reconnue d’Utilité Publique en mars 1986.

Anne Gruner Schlumberger a légué une collection de plus de deux mille pièces à la Fondation.

Elle décède en 1993, sa petite fille, Anne Postel Vinay lui succède à la tête de la Fondation.

Une large palette de l’Art Moderne nous est présentée avec cette exposition.

Arps, Braque, Brauner, Dubuffet, Ernst, Fautrier, Fassianos, Giacometti, Klee, Luis Fernandez, Laurens, Lalanne, Léger, Matta, Picasso, Réquichot, Seferian, Sima, Sklavos, de Soria, Soulages, Takis, Tübke, Vieillard….

 

HANS HARPS (Strasbourg 1886-BALE, Suisse, 1966)


Participe à la création du mouvement DADA. En 1917 sa création se portera vers la sculpture. En 1922 il épouse Sophie Taeuber, ensemble ils réaliseront de nombreuses œuvres plastiques.

En 1925, installé à Meudon, Hans ARPS rejoint le groupe des surréalistes.

ARPS crée entre autre des reliefs “concrets” en bois peints, en plâtre, s’inspirant des « lois du hasard ».


 

ARPS modifié-2 

OBJETS PLACES SELON LES LOIS DU HASARD

1936 - Relief de bois peints à l'huile 90 x 70 x 3,5 cm

 

 

De 1950 à 1959 Hans ARPS réalise des œuvres pour le bâtiment de l’UNESCO à Paris et les Universités de Havard et Caracas.

En 1954 HARPS reçoit le Grand Prix International de Sculpture à la Biennale de Venise, et en 1963 le Grand Prix National des Arts.

 

La Fondation Arps est inaugurée en 1979 par sa deuxième épouse. Cette Fondation installée à Meudon dans la Maison Atelier est dédiée à Jean ARPS et Sophie TAEUBER.

 


GEORGES BRAQUES (Argenteuil 1882-Paris 1963)


Après des études au cours du soir de l’école des Beaux-Arts et une formation dans diverses techniques de peinture, il obtient en 1901 un certificat d’artisan.

Le Salon d’Automne de 1905 où il découvre les œuvres de Matisse et d’André Derain, le Salon d’Automne de 1907 avec les œuvres de Cézanne, vont l’amener vers les couleurs flamboyantes des Fauves lors de son séjour à l’Estraque.

En mars 1906 ses toiles sont exposées au Salon des Indépendants.

Peu à peu BRAQUE tend vers la géométrisation et sa rencontre avec Picasso, qui peint alors les Demoiselles d’Avignon, sera déterminante. Ensemble ils vont construire le Cubisme.

En 1912 BRAQUE et PICASSO se dirigent vers l’intégration d’étiquettes, d’emballages, de papiers peints, de journaux, de partitions musicales, etc.. Cette incorporation de divers matériaux à leur peinture marquerera un tournant dans l’Art Moderne.

En 1914 BRAQUE est envoyé sur le Front d’où il en reviendra trépané.

A partir de ce moment, la peinture de BRAQUE va s’orienter vers des compositions réalistes, néo-classiques sur des thèmes comme les baigneuses, de grandes natures mortes décoratives …

Après la deuxième guerre mondiale, BRAQUE peindra des décorations pour les églises de Varengeville et d’Assy en 1948, il peint des séries de billards, des ateliers entre 1949 à 1956 (huile sur toile aux couleurs éteintes), il développera le thème de l’oiseau.

 

BRAQUE modifié-1

 

L'OISEAU DE FEU, 1957,

lithographie sur pierre en neuf couleurs, 39 x 48 cm


Les oiseaux, dédiés à son ami Henri Laurens, sont le sujet et le titre du décor du plafond de la salle des Etrusques au Musée du Louvre qu’il exécutera de 1952 et 1953. Georges BRAQUE devient le premier peintre à exposer au Louvre de son vivant.

Personnalité très attachante, Georges BRAQUE sera un des peintres les plus marquants pour la nouvelle génération et en particulier pour Nicolas de Staël.

 

 

VICTOR BRAUNER (Roumanie 1903- PARIS 1966)

 

 

La jeunesse de BRAUNER est marquée par deux faits importants, la révolte en Moldavie et les séances de spiritisme de son père auxquelles il assiste en secret, ainsi que le souvenir laissé par l’étrange excitation provoquée par le passage de la comète de Halley en 1911. Il étudie à l'école des Beaux Arts de Bucarest de 1919 à 1921.

BRAUNER expose ses œuvres en octobre 1924 et édite avec Ilarie Voronca une revue Dada "75 H.P." (un seul numéro) dans laquelle il écrit le manifeste de la "picto-poésie".

Ni tout à fait peinture, ni tout à fait poésie, la "picto-poésie" est une juxtaposition de formes géométriques qui se différencient selon la couleur et la touche du pinceau avec des lettres tracées à la main ou au pochoir, formant un vocabulaire à la fois Futuriste, Dadaïste et Constructiviste dont la signification ne prend sens que par leur inscription sur la toile tout en soulignant l'expression dynamique de l'image.

En 1925 son premier voyage à Paris lui fait découvrir les surréalistes installés à Paris en 1932. Grâce à Yves Tanguy, il prendra contact avec ces derniers. Il commence une série de tableaux autour du symbole de l'œil énucléé (Salomé).

Lors d’une querelle dans la nuit du 27 au 28 août 1938 entre Oscar Dominguez  et Estéban Francés, il est atteint en plein visage par un verre qui le prive définitivement de son œil gauche. Dans “Autoportrait 1931” Brauner s’y représente avec un œil, cette toile laisse comme une impression de prémonition…

Sa première exposition parisienne aura lieu en 1934 à la Galerie Pierre.

Pendant la deuxième guerre mondiale, BRAUNER rejoint Breton à Marseille. Il n’arrivera pas à obtenir un visa pour les Etats-Unis. Il sera caché en Provence par René Char. Pendant cette période, la pauvreté de moyen de BRAUNER entraînera ce dernier vers la peinture à la cire.

 


VICTOR BRAUNER modifié-1


JEUNE FEMME, juin 1945, peinture à la cire sur bois

le personnage de profil est gravé à la pointe, 50 x 32,5 cm

 


En 1947 il participe à l'Exposition internationale surréaliste, à la galerie Maeght, et présente son être-objet le Loup-table. Après cette exposition, il quitte le groupe surréaliste, Sa peinture s'assombrit jusqu'à devenir presque monochrome tandis que les titres de ses œuvres renouent avec l'humour Dada : Orgospoutnique, Autonoma, Aeroplapla, Poisson à roulettes

Après sa mort, sa veuve Jacqueline Abraham répartit l’œuvre de BRAUNER entre le Centre Georges Pompidou et les musées d’Art Moderne de Paris et Strasbourg.

 

Sur sa tombe au cimetière de Montmartre est inscrit en épitaphe une phrase extraite de ses carnets : « peindre c'est la vie, la vraie vie, ma vie ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 11:50

le-peintre-americain-cy-twombly-a-paris-le-23-mars-2010Edwin Parker (Cy Trombly), 25/04/1928 à Lexington en Virginie - 5 juillet 2011 à Rome.

 

Cy pour Cyrius, comme son père, joeur de base-ball, surnomé Cy en hommage au célèbre “Pitcher” Cy YOUNG -

 

 

“ C'est une chose enfantine que de peindre. Je veux dire avec la main. Je commence par utiliser une brosse, mais très vite, je ne peux pas continuer parce que l'idée se fige, c'est trop long. Je suis obligé de revenir en arrière, et ce faisant, je perds l'idée en cours. Alors, j'utilise ma main ou ces bâtons de peinture qui se révèlent formidable à l'usage. C'est instinctif, dans un certain genre de peinture... pas du tout comme si vous étiez en train de peindre un objet ou des choses précises. C'est plutôt comme de traverser le système nerveux. C'est comme un système nerveux. Ce n'est pas décrit, c'est en train de se dérouler. Le sentiment vient en même temps que l'oeuvre. Je pars d'un sentiment, de quelque chose de doux, de rêveur, de dur, d'aride, quelque chose de solitaire, quelque chose qui se termine, quelque chose qui commence. J'en fais l'expérience, et j'ai besoin d'être dans cette action de continuer, d'avancer. Je ne sais comment décrire cet état... Pollock quand vous le voyiez travailler, pour moi, c'est l'un des plus grands peintres américains, c'est très lyrique. Gorky, qui était très passionné et pouvait prendre un dessin et le copier exactement sur la peinture. Mirô aussi, pouvait traduire ses dessins en peintures. Il y a un certain maniérisme chez eux, que je n'ai pas. Je ne pense pas à la composition, ni à la couleur, je cherche juste à progresser. Cela ressemble plus à faire une expérience qu'à un tableau.” Cy Twombly

 

 

Cy Twombly était l'un des derniers géants de l'art “Post war” Américain.
 
Cy Twombly s'intéresse à la peinture dès son plus jeune âge, il suit les cours du peintre Pierre Daura, ancien élève de Picasso.
Il intègre la Darlington School de Rome en Géorgie en 1946, de 1947 à 1949 les cours du Musée des Beaux Arts de Boston.
 
Entre 1950 et 1951 il va s'inscrire à l'Art Students League of New-York où il rencontrera Knox Martin et Robert Rauschenberg.
 
 
En 1951, Cy twombly séjourne au Black Mountain College, lieu propice aux rencontres et aux échanges intellectuelles avec l'avant -garde neworkaise.
Il rencontrera Kline, Motherwell, Shahan, le musicien J. Cage, le Poète Oslon, le Chorégraphe M.Cunningham.
 
Il exposera pour la première fois en 1951 à la galerie Kootz à New-York.
 
Après son service militaire, il travaillera à N.Y et il se liera d'amitié avec Jasper Johns.
 
En 1958, il présentera sa première exposition Romaine à la Galerie Tartaruga.
 
 
En 1959, il s'installe à Rome.
En 1964, il participe à la Biennale de Venise.
En 1968, première rétrospective au Centre d'art du Milwaukee lui est consacrée dans une section imaginée pour lui dans le bâtiment Renzo Piano.
 

En 1979, sa première exposition de sculptures, réunissant onze oeuvres des années précédentes sont présentées à Naples chez Lucio Amélio.
Cy twombly expose dans les lieux les plus prestigieux du monde entier, consacrés à l'Art Contemporain (Pinacothèque de Mucick, au Musée d'Art Moderne de Paris en 1988,  au MoMa de New York en 1964...) ainsi que dans de nombreuses Galeries toutes aussi prestigieuses .
 
En 1980, Invité à la Biennale de Venise, il expose la suite de dessins "5 Days wait at Jiayuguan".
Il est récompensé par le Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2001.
 
Le Centre Georges Pompisou présentera ses dessins et oeuvres sur papier en 2004.
 
Le Louvre lui passe une commande pérenne pour orner un plafond de la salle des bronzes grecs que l'on peut admirer depuis avril 2010.
 
 
expo trombly-le-temps-retrouvé1-
 
L'exposition "Le temps retrouvé"
du 12 juin au 2 octobre 2011
en Avignon et à la Chapelle du Méjan en Arles
 
 
Plus connu pour son oeuvre picturale et ses sculptures, Cy Twombly l'est moins comme photographe. Il pratique cette discipline depuis près de soixante ans. C'est la première fois que cette partie de sa création est donnée à voir dans un musée français.
 
Cette exposition est un dialogue entre l'oeuvre photographique de Cy Twombly et les oeuvres de Diane Arbus, Ed Rusha, Sally Manbn, Sol LeWitt...
 
En Arles, Cy Twombly est également commissaire d'exposition, au moment des rencontres d'Arles, à la Chapelle du Méjan où deux grands artistes sont invités, Miguel Barcelo et Douglas Gordon.
 
L'immence richesse de twombly réside dans un langage métaphorique avec des symboles s'inspirant des thèmes mythologiques, de l'écoulement du temps ainsi que de lieux chargés de sens pour cet artiste.
 
La poésie, l'histoire, la mythologie classique ect... l'accompagne dans son inspiration lors de ses créations.
 
L'oeuvre de Twombly est d'une grande richesse tant sur le plan graphique qui lui est particulier, que par sa spontanéité dans la création, par la couleur qui qui danse à la limite du primitif.
 
C'est ce que nous donne à voir et  à ressentir l'oeuvre de Cy Twombly.
 
                                                                                  Graziella Dupuy
                                                                                  06 juillet 2011

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:46

AVT Francois-Cheng 5406

 

 

 

 

François Cheng

nom d’auteur chinois

(程抱一“qui embrasse l’unité”)

de son nom de naissance Chéng Bàoyï 

né le 30 août 1929 à Nanchang en Chine

 

 

 

 

François Cheng est issu d'une famille de lettrés et d'universitaires, ses parents comptaient parmi les premiers étudiants boursiers envoyés aux États-Unis. Il fait des études universitaires à Nankin.

En 1948, son père participe en tant que spécialiste des sciences de l'éducation à la fondation de l'UNESCO ce qui lui permit de venir en France.

En 1949, Son amour et sa passion pour la culture française le poussera à s’installer définitivement en France où il étudiera la langue et la littérature française.

Ce n’est qu’en 1960 qu’il obtiendra un poste au Centre de linguistique chinoise (devenu plus tard le Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale à l'École des hautes études en sciences sociales) tout en traduisant les grands poètes français en chinois et rédiger sa thèse de doctorat.

Ses traductions seront publiées à Taïwan et à Hong Kong.                

En 1969, il a été chargé de cours à l’Université de Paris VII. Il mènera de front l’enseignement et une création personnelle.

En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales.

 

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A partir de 1977, il écrit en français ; ses écrits seront composés de monographies consacrées à l’art chinois, de recueils de poésies, de romans et d’un album de ses calligraphies.

 

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François Cheng obtiendra le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand Prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre.


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François Cheng précise “C’est dans le langage que réside notre mystère” ou encore “Sur notre terre, seule l’écriture permet de tendre vers le tout de son vivant”.

François Cheng allie deux traditions, le Taoïsme et le Platonisme. Il dit à ce propos “ j’ai essayé d’opérer une symbiose en moi-même en prenant la meilleure part des deux grandes cultures auxquelles j’ai eu affaire”.

Dialogue avec la peinture occidentale, avec les écrivains et penseurs et dit à ce sujet “En ce sens je suis un passeur, je fais passer en moi-même ces grands courants, j’essaie de réaliser cette symbiose qui obéit à une nécessité vitale, à une respiration de mon être”.

 

François Cheng a été élu à l’Académie française, le 13 juin 202, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil).

 

Francois Cheng poésie chinoise

 

 

 

Une collaboration fascinante

la rencontre de deux grands calligraphes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi vous parler de François Cheng ?

Tout simplement parce qu’il allie écriture, calligraphie, que ses écrits retransmettent tant d’émotions quand il parle de la beauté, que l’on ne peut rester insensible. François Cheng est un philosophe, un sage toujours en quête de spiritualité.

Quand il dit :

L’épanouissement d’une fleur, le coucher du soleil ou le ciel étoilé permettent, un instant, de se trouver en accord avec le monde. La reconnaissance de la splendeur du monde nous renvoie à notre propre unité intérieure. L’univers a beau être très vieux, c’est pour chacun toujours « la première fois, l’unique fois ».Ou encore « Nous ne possédons pas la durée, mais nous vivons l’instant, qui est le vrai mode d’être de la beauté. »

Chaque moment qui passe ne revient jamais, chaque être le perçoit de façon unique, à chaque fois nouvelle.

 

francois cheng calligraphie modifié-1

calligraphie François Cheng


La beauté ressentie personnellement est donc dans l’instant, pas dans l’éternité platonicienne ou monothéiste.

Au mal doit être opposée la beauté car celle-ci n’est pas l’inverse de la laideur mais une forme de bien et de vrai : ce qui justifie de vivre. « La passion est une quête, pas un emportement. »

 

C’est ce que je ressens quand j’écris des haïkus ou quand je peins.

 

Les titres de certaines de ses publications réunis forment un haïku

 

Le souffle devient signe

Toute la beauté est singulière

Le génie du trait

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:28

 

Mondrian / De Dtijl

Centre Pompidou - Paris

du 1 décembre 2010 au 21 mars 2011

 

 

PIETER Cornelis Mondrian

   Mondrian a.jpeg

né le 7 mars 1872 à Amersfoort (Pays Bas), mort le 1er février 1944 à New-York (USA).

 

Piet Mondrian est un des pionniers de l’abstraction. Il est avec Malevitch et Kandinsky un des premiers à utiliser un langage purement abstrait, depuis son interprétation du cubisme analytique entre 1912 et 1917.

 

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L'arbre gris 1911

huile sur toile (78,5 x 107,5 cm)

 

mondrian-pommier-en-fleur-1912.jpg

 

Pommier en fleur 1912.


"Je sentis, confia plus tard Mondrian, que seuls les cubistes avaient découvert le bon chemin, et pendant longtemps, je fus très influencé par eux".

mais il ajoute aussitôt

"Petit à petit pourtant, je pris conscience que le cubisme n'assumait pas les conséquences logiques de ses propres découvertes".


L’œuvre de Mondrian est construite sur l’épuration radicale du tableau, une représentation transcendantale de l’image, Il tend vers des moyens réduits, il fait jouer chacun des paramètres qu’il a choisit de disposer avec la plus grande subtilité dès le début de sa carrière.

 

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A partir de 1938 son travail est basé sur une construction simple, parfaitement équilibrée, réduite à des rectangles et quelques couleurs qu’il place sur une trame octogonale qu’il déclinera en série jusqu’à la fin de sa vie.

 

Entre 1900 et 1908, Mondrian semble plus proche du mouvement symboliste (on sait qu’il rencontrera en juin 1908 le peintre Jan Toorop, personnage central du symbolisme hollandais. A cette époque il aurait découvert chez Yan Sluijters l’emploi arbitraire de la couleur.

Dans ses écrits théoriques, Mondrian explique la rigueur de sa démarche et le style évolutif d’une série à l’autre, l’évolution logique de chaque série de variations.

Dans le monde de l’art moderne, Mondrian est une figure essentielle du mouvement moderne de l’art du XXème siècle mais également de sa participation fondamentale avec les designers, architectes, allant du mobilier jusqu’aux objets industriels de consommation courante dans les nouveaux espaces tant privés que publics.

 La conception de Mondrian permet de dévoiler les lois internes de l’univers et d’établir des principes d’harmonie et d’ordre qui régissent le monde. Mondrian conçoit des concepts radicaux, complexes en faisant diverses expériences dans divers domaines artistiques, philosophique et spirituel, renouvelant  fondamentalement son langage.

Mondrian donne comme définition de son style « le néo-plasticisme », un nouveau moyen de concevoir a forme.

Sa conception de la forme tirée des influences du fauvisme et du cubisme, qui lui permirent d’éliminer peu à peu courbes et obliques pour devenir des grilles animées de lignes parfaitement octogonales.

Les réflexions de Mondrian évoluent et l’artiste renforcera ses toiles par une trame de lignes noires.

 

2-mondrian-composition-no-101

 

A partir de 1940, il utilisera les couleurs primaires, jaune, rouge, bleu et la non couleur, le blanc appliqué de façon uniforme. Ses toiles créent un sentiment dynamique et vital.

 

220px-Mondrian Composition with yellow 1937

 

 

On peut voir au Musée National d'Art Moderne à Paris New-York City (1942)

 

mondrian-new-york-city-1942.jpg

 

Dans cette toile, Mondrian croise le jaune avec 2 couleurs de fond, on note le blanc passé uniformément comme support, c'est le dernier acte de rupture avec la représentation dans l'histoire de l'art jusque là.

 

                                                                             Graziella Dupuy

                                                                             21 janvier 2011

 

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Par Alfred Pacquement,

Parmi les avant-gardes européennes, le mouvement De Stijl constitue une clé de lecture pour la compréhension des sources du mouvement moderne au 20e siècle. Malgré le rayonnement artistique de ses acteurs, parmi lesquels ses fondateurs Piet Mondrian, Theo Van Doesburg et Gerrit Rietveld, cette « plate-forme » d'avant garde n'avait jamais fait l'objet d'une grande rétrospective en France. Le Centre Pompidou consacre, à partir du mois de décembre, une exposition inédite à cet instant crucial qui vit naître la modernité à travers les parcours croisés de sa figure magistrale, Mondrian, et du mouvement De Stijl.

C'est en 1918, une année après la fondation officielle du groupe et la publication du premier numéro de la revue qui diffuse et rend publique la doctrine du mouvement, que les créateurs du Stijl synthétisent leur vision esthétique et sociale commune : le premier manifeste appelle à un nouvel équilibre entre l'individuel et l'universel et milite pour la libération de l'art des contraintes du culte de l'individualisme. Le Stijl, vision utopique et engagement dans la production du réel du monde industriel, prend ses sources à la fois dans la philosophie de Spinoza et dans le mouvement théosophique alors largement répandu en Hollande. Autour des trois figures centrales, Mondrian, Van Doesburg et Rietveld, le noyau originel du mouvement est riche d'autres membres : les peintres Bart Van der Leck, Georges Vantongerloo et Vilmos Huszar, les architectes J.J.P. Oud, Robert van't Hoff et Jan Wils, le poète Anthony Kok, rejoints ensuite par le graphiste Piet Zwart et l'architecte urbaniste Cornelis
Van Eesteren.
Durant les quatorze années de son existence, le mouvement transdisciplinaire offre une transcription formelle, plastique, picturale et architecturale des principes d'une harmonie universelle, et la met en oeuvre. La peinture, la sculpture, la conception de mobilier et le graphisme, l'architecture et bientôt l'urbanisme sont les supports de cette expérimentation conduite simultanément. Pluridisciplinaires, les productions du Stijl le sont par nature, outrepassant les cloisonnements traditionnels et académiques entre arts majeurs et mineurs, entre arts décoratifs, architecture et urbanisme : « de l'esprit à la ville ».
La spatialité de l'oeuvre d'art passe progressivement du statut de support d'analyse du monde à celui d'agent de construction de l'environnement social et politique de la ville. À ce titre, elle constitue une expérience du monde, elle ordonne le monde et donne corps à la communauté ; elle configure et rend possible l'équilibre entre l'individuel et le collectif, entre le rationnel et le sensible, entre le savoir et le faire, entre le spirituel et le matériel. Il s'agit en priorité pour le Stijl d'inventer un langage formel qui répond aux enjeux de la société industrielle au lendemain de la Première Guerre mondiale et de tracer les stratégies de mise en oeuvre d'un nouvel ordre sociétal. La méthode de cette vision est le néoplasticisme. Il s'agit, dans un premier temps, de radicaliser l'approche des avant-gardes contemporaines : « Les cubistes, disait Mondrian, refusent les conséquences de leur propre révolution plastique. La sensibilité moderne ne peut se réduire à l'intégration de multiples points de vue, elle doit tendre vers une langue plastique directement universelle et rationnelle ». Van Doesburg milite quant à lui pour « l'élaboration au sujet des arts plastiques des principes fondamentaux élémentaires et intelligibles par tous ». C'est par l'usage strict des couleurs primaires (bleu, jaune, rouge), du blanc et du noir appliqués en aplat, de lignes droites et orthogonales, par la limitation des formes et la géométrisation des volumes que les créateurs du Stijl inventent une grammaire formelle. L'élémentarisation du lexique formel et les proportions dynamiques repoussent les limites du tragique et donnent lieu, in fine, à une esthétique projetée comme universelle.

À Paris, un artiste qui sera l'une des figures centrales du mouvement, Mondrian, découvre le cubisme de Picasso et abandonne la peinture divisionniste ou fauve de ses débuts, marquée par des sources théosophiques ou spirituelles, pour entreprendre la recherche d'un « langage pictural universel ». Entre 1912 et 1920, il mène progressivement le cubisme jusqu'au néoplasticisme (la Nouvelle Plastique abstraite), et passe de « la réalité naturelle à la réalité abstraite ». Avec cette analyse et en décomposant la forme, il aboutit à la plastique pure, fondée sur l'établissement de rapports entre des surfaces colorées, selon une logique d'harmonie et d'équilibre. Cette dialectique horizontal/vertical, où les couleurs pures (bleu, rouge, jaune) se juxtaposent aux non-couleurs (noir, blanc, gris) dans une géométrie combinatoire, qui abolit la perspective, permet d'infinies variations. Sur ce principe, Mondrian crée, entre 1912 et 1938, une centaine de peintures, avec lesquelles il met en place sa théologie du néoplasticisme.
« Tout se compose par relation et réciprocité. La couleur n'existe que par l'autre couleur, la dimension par l'autre dimension, il n'y a de position que par opposition à une autre position. » Le tableau est ouvert et apparaît comme un fragment d'un ensemble plus vaste, portant vers un monde de métaphores. L'horizontale évoque la terre, la mer, le principe féminin ; la verticale rappelle l'arbre, le principe masculin, etc. La division de la toile en quadrilatères entre en rapport avec le cadre de l'oeuvre, avec le mur où il se trouve, avec la pièce, avec la cité. Le néoplasticisme est un monde exact qui lie l'ordre pictural à une utopie sociale, spirituelle et poétique.

Dans son atelier du 26, rue du Départ, à Montparnasse, traité comme un tableau, comme un espace d'art total, Mondrian vit sobrement et mène une activité qui conjugue des entreprises théoriques, éditoriales et commerciales, pour défendre son idéal néo-plastique et activer ses réseaux artistiques. En 1915, cet atelier sera le lieu de sa rencontre décisive avec Theo Van Doesburg. Mondrian côtoie tous les artistes qui comptent (les Delaunay, les Arp, Jean Hélion, Mallet-Stevens, Pierre Chareau et Le Corbusier, les cubistes, les futuristes, les constructivistes, les artistes dada et les abstraits…) et accueille de jeunes artistes, comme Calder venu spécialement à Paris en 1930 pour le rencontrer. À Paris, il trouve ses premiers collectionneurs, ses premiers disciples et critiques. Le 26, rue du Départ devient le point de référence d'un monde nouveau, le « poème de l'angle droit » (Le Corbusier), qui subordonne l'individuel à l'universel. L'exposition, qui montre les peintures et les dessins créés par Mondrian à Paris, reflète le bouillonnement artistique engendré par sa présence et son entreprise radicale.

                                         Directeur du musée national d'art moderne

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 08:48

 

 

LA JEUNE FEMME ET LA MORT

Gravure monumentale par Marc Brunier Mesta

Artiste Clermontois

 

 

 




   

C’est, au deuxième sous-sol du beau musée d’art Roger-Quilliot, à Clermont-Ferrand (partie Montferrand, curieux monticule couvert de belles maisons mortes) une grande salle ronde, blanche, où les linogravures et les eaux-fortes de Marc Brunier-Mestas sont exposées jusqu’au 8 mars 2009. La linogravure est un médium violent, sans demi-teintes ; Marc Brunier-Mestas en tire des vignettes énigmatiques et mordantes, mais aussi de très grandes œuvres — représentations humaines et animales (les deux en même temps : l’artiste est un adepte des greffes sauvages), paysages. Familier de la Haute-Loire, il y va dessiner, retranscrit son impression sur la plaque de lino et fait affleurer dans le lacis des traits de gouge la vie cachée des sous-bois. Les eaux-fortes sont plus grises, apparemment plus délicates, mais elles sont possédées de la même ironie transformatrice. Tournant et retournant ces empreintes dans le puits de lumière du Musée Quilliot, l’on pense à Vachal, à Topor, certes, mais surtout à Marc lui-même, et à cette remarque acide de Richard Crevier, qui signe l’un des textes du très beau catalogue de l’exposition : “Ce travail subtil trouvera un public qui rougira de reconnaître en lui sa perversité.” C’est tout le mal qu’on souhaite au public et à Marc Brunier-Mesta

                                                                                                                            ASH


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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:49

 

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