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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:46

AVT Francois-Cheng 5406

 

 

 

 

François Cheng

nom d’auteur chinois

(程抱一“qui embrasse l’unité”)

de son nom de naissance Chéng Bàoyï 

né le 30 août 1929 à Nanchang en Chine

 

 

 

 

François Cheng est issu d'une famille de lettrés et d'universitaires, ses parents comptaient parmi les premiers étudiants boursiers envoyés aux États-Unis. Il fait des études universitaires à Nankin.

En 1948, son père participe en tant que spécialiste des sciences de l'éducation à la fondation de l'UNESCO ce qui lui permit de venir en France.

En 1949, Son amour et sa passion pour la culture française le poussera à s’installer définitivement en France où il étudiera la langue et la littérature française.

Ce n’est qu’en 1960 qu’il obtiendra un poste au Centre de linguistique chinoise (devenu plus tard le Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale à l'École des hautes études en sciences sociales) tout en traduisant les grands poètes français en chinois et rédiger sa thèse de doctorat.

Ses traductions seront publiées à Taïwan et à Hong Kong.                

En 1969, il a été chargé de cours à l’Université de Paris VII. Il mènera de front l’enseignement et une création personnelle.

En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales.

 

françois cheng 3

 

A partir de 1977, il écrit en français ; ses écrits seront composés de monographies consacrées à l’art chinois, de recueils de poésies, de romans et d’un album de ses calligraphies.

 

saveur-du-monde.1181939822

 

François Cheng obtiendra le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand Prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre.


Chu ta francois cheng

 

François Cheng précise “C’est dans le langage que réside notre mystère” ou encore “Sur notre terre, seule l’écriture permet de tendre vers le tout de son vivant”.

François Cheng allie deux traditions, le Taoïsme et le Platonisme. Il dit à ce propos “ j’ai essayé d’opérer une symbiose en moi-même en prenant la meilleure part des deux grandes cultures auxquelles j’ai eu affaire”.

Dialogue avec la peinture occidentale, avec les écrivains et penseurs et dit à ce sujet “En ce sens je suis un passeur, je fais passer en moi-même ces grands courants, j’essaie de réaliser cette symbiose qui obéit à une nécessité vitale, à une respiration de mon être”.

 

François Cheng a été élu à l’Académie française, le 13 juin 202, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil).

 

Francois Cheng poésie chinoise

 

 

 

Une collaboration fascinante

la rencontre de deux grands calligraphes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi vous parler de François Cheng ?

Tout simplement parce qu’il allie écriture, calligraphie, que ses écrits retransmettent tant d’émotions quand il parle de la beauté, que l’on ne peut rester insensible. François Cheng est un philosophe, un sage toujours en quête de spiritualité.

Quand il dit :

L’épanouissement d’une fleur, le coucher du soleil ou le ciel étoilé permettent, un instant, de se trouver en accord avec le monde. La reconnaissance de la splendeur du monde nous renvoie à notre propre unité intérieure. L’univers a beau être très vieux, c’est pour chacun toujours « la première fois, l’unique fois ».Ou encore « Nous ne possédons pas la durée, mais nous vivons l’instant, qui est le vrai mode d’être de la beauté. »

Chaque moment qui passe ne revient jamais, chaque être le perçoit de façon unique, à chaque fois nouvelle.

 

francois cheng calligraphie modifié-1

calligraphie François Cheng


La beauté ressentie personnellement est donc dans l’instant, pas dans l’éternité platonicienne ou monothéiste.

Au mal doit être opposée la beauté car celle-ci n’est pas l’inverse de la laideur mais une forme de bien et de vrai : ce qui justifie de vivre. « La passion est une quête, pas un emportement. »

 

C’est ce que je ressens quand j’écris des haïkus ou quand je peins.

 

Les titres de certaines de ses publications réunis forment un haïku

 

Le souffle devient signe

Toute la beauté est singulière

Le génie du trait

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Published by Au gré d'un souffle - dans ARTS
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